L’Association canadienne de physiothérapie (ACP) et de l’Association québécoise de la physiothérapie (AQP) s’unissent pour appuyer la possibilité de permettre aux physiothérapeutes ayant reçu la formation requise et possédant les qualifications nécessaires d’effectuer des épreuves d’effort maximal (VO₂ max).
Alors que la réglementation actuelle autorise les médecins et les kinésiologues à effectuer des épreuves d’effort maximal dans certaines conditions, les physiothérapeutes ne sont pas encore autorisés à le faire. Nous saluons les efforts de l’OPPQ pour mettre en évidence les répercussions de cette situation sur les physiothérapeutes et la prestation des services, ainsi que l’intérêt des membres de la profession à exercer cette activité s’ils y étaient autorisés. Permettre aux physiothérapeutes qualifiés d’effectuer des épreuves d’effort maximal contribuerait non seulement à améliorer l’accès aux soins pour les patients, mais pourrait aussi élargir les possibilités de carrière, ouvrir de nouveaux champs de pratique et favoriser la croissance continue de la profession.
Les physiothérapeutes possèdent une expertise considérable en matière de prescription d’exercices, d’évaluation fonctionnelle, d’interventions thérapeutiques et de surveillance de la réponse des patients à l’activité physique, y compris chez les personnes présentant des comorbidités complexes et des limitations physiques. Les épreuves d’effort maximal constituent un prolongement logique de cette expertise, à condition que la formation, les compétences, l’équipement, les protocoles et les mesures de sécurité clinique appropriés soient mis en place.
Cette autorisation pourrait améliorer l’accès aux soins cardiopulmonaires, favoriser la continuité des services et contribuer à réduire la pression exercée sur le système de santé. Elle pourrait également faire du Québec un chef de file au Canada en matière d’élargissement du champ d’exercice dans ce domaine et servir de modèle aux organismes de réglementation des autres provinces et territoires canadiens.
L’autorisation de cette activité représente selon l’AQP et l’ACP une occasion importante d’améliorer l’accès aux soins, de favoriser l’innovation dans la prestation des services et de permettre aux physiothérapeutes d’exercer plus pleinement selon leurs compétences.
L’AQP a mis sur pied un comité ad hoc de ses membres pour travailler à l’élaboration d’un énoncé de position spécifiquement sur cette expertise en cardio-respiratoire.
Nous informerons nos membres des développements dans ce dossier.