La physiothérapie en première ligne comme solution à la crise de surprescription des opioïdes au Québec

L’Association québécoise de la physiothérapie (AQP) demande au gouvernement québécois de considérer un meilleur accès à la physiothérapie en première ligne pour faire face à la crise des opioïdes qui sévit à travers le Canada.

Le 5 juin dernier, dans une lettre adressée au ministre de la Santé et des Services sociaux Gaétan Barrette, le président de l’AQP Luc J. Hébert suggérait la mise en place d’une stratégie visant à améliorer l’accès à des évaluations en première ligne effectuées par des physiothérapeutes comme solution efficace dans le problème inquiétant de la surprescription d’opiacés pour le traitement de la douleur.

Selon les évidences scientifiques, il est clairement démontré que consulter un physiothérapeute en première ligne pour des douleurs musculo-squelettiques, réduit de 50 à 89% la prescription d’opioïdes. La priorisation injustifiée d’utiliser les opiacés comme traitement de choix pour la douleur peut être corrigée par une meilleure politique en santé et l’intégration rapide des professionnels de la physiothérapie en première ligne dans le système de santé publique. Le Canada étant le deuxième pays plus grand utilisateur d’opioïdes sur ordonnance au monde.

Le regroupement des Médecins québécois pour un régime public et d’ailleurs favorable à une telle intégration. Selon eux, « la preuve scientifique est faite que ces professionnels de la santé peuvent offrir des soins tout aussi, sinon plus, appropriés que ceux des médecins: pensons à la psychothérapie au lieu ou en complément d’antidépresseurs, à la physiothérapie au lieu ou en complément d’analgésiques, ou encore aux soins de qualité à moindre coût ».

Il est à noter que les avantages financiers sont nombreux pour favoriser l’accès à la physiothérapie en première ligne pour contrer la crise des opioïdes. Selon le dernier rapport du Conference Board du Canada publié au printemps 2017, le rôle de la physiothérapie dans le système de santé pourrait aider à réduire de façon significative les pressions budgétaires en santé au niveau provincial tout en permettant d’améliorer l’expérience des patients.

Étant donné ces considérations, l’AQP préconise une démarche collaborative avec le gouvernement québécois afin d’améliorer le traitement de la douleur et la santé des Québécois.

Pour consulter la lettre : La physiothérapie en première ligne comme solution à la crise de surprescription des opioïdes au Québec

3 commentaires

  1. Normande Lapalme a écrit :

    Je crois qu’il est important d’éliminer le plus possible les opioïdes, un médicament n’est jamais à prendre à la légère, si les physio peuvent faire la différence tant mieux.

  2. Roger Duhaime a écrit :

    J’ai 23% d’handicap depuis 45 ans. Je vais au privé tous les 2 mois , je n’ai pas les moyens de payer plus. Ça fait tellement de bien, je peu être 4 jours sans anti-inflammatoires suite à un traitement.

  3. Rolande Gagnon a écrit :

    J’ai eu un gros problème au genou droit, avec de la physio cela a réduit ma douleur énormément, même il y a de bonne période que je n’ai pas besoin de comprimés. Je fais même du sport (badminton) . Un grand plaisir pour ma retraite de retrouver cette forme. La physio a sauvé mon genou et mon mental. Avec ses conseils et ses gestes. J’ai très apprécié d’avoir ce retour à la vie.

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