« Mieux chez soi » : tel est le titre de la nouvelle Politique nationale de soutien à domicile (PSAD) lancée par la ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants et ministre responsable des services sociaux, madame Sonia Bélanger. Cette annonce s’accompagne d’une bonification de 107 millions de dollars au budget existant des services de soutien à domicile, qui s’ajoute aux 2,6 milliards déjà consacrés à ce secteur pour les personnes présentant des incapacités temporaires ou permanentes.
L’Association québécoise de la physiothérapie (AQP) accueille favorablement cette orientation gouvernementale qui confirme la place centrale du domicile comme milieu de vie et qui traduit une volonté claire d’améliorer l’accessibilité et la continuité des services dans la communauté.
Les sommes additionnelles annoncées doivent principalement se traduire par des ressources humaines supplémentaires, tant dans les CLSC que dans les entreprises d’économie sociale. Cette priorité accordée aux embauches constitue un signal positif pour la capacité réelle du réseau à répondre à la croissance des besoins et à réduire les délais d’accès.
Comparativement au précédent cadre d’orientations appelé Chez soi : le premier choix, Mieux chez soi introduit une structure plus explicite autour de trois piliers nommés accès, partenariat et innovation et met de l’avant une organisation clinique intégrée où la collaboration interdisciplinaire devient un axe central de la trajectoire de soins. Cette reconnaissance formelle des équipes interdisciplinaires crée un contexte favorable à une présence accrue des professionnels de la physiothérapie dans les services de proximité.
L’AQP souligne particulièrement :
la désignation claire des CLSC comme porte d’entrée principale pour l’accès rapide aux services ;
l’accent mis sur la prévention et la prise en charge précoce des incapacités ;
la reconnaissance du rôle des personnes proches aidantes comprenant dorénavant une rémunération ;
l’intégration de l’innovation clinique, organisationnelle et technologique ;
l’attention portée à la planification de la main-d’œuvre et au développement des compétences.
Dans ce contexte, les physiothérapeutes et technologues en physiothérapie jouent un rôle déterminant dans le maintien de l’autonomie fonctionnelle à domicile. Leur expertise en prévention des chutes, en mobilité, en réadaptation et en gestion du déconditionnement physique contribue directement à permettre aux personnes de demeurer dans leur milieu de vie plus longtemps, tout en réduisant la pression sur les services hospitaliers.
Mieux vivre chez soi, c’est aussi pouvoir compter sur une expertise en mouvement, en prévention et en autonomie. L’AQP réitère que l’intégration soutenue de la physiothérapie dans les équipes de soutien à domicile représente un levier concret pour améliorer l’expérience des usagers, soutenir les proches aidants et optimiser la performance globale du réseau de la santé.
